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Aurélien
Kollbrunner

création audiovisuelle, web et graphisme

Kill Ton Boss

Catégories : Illustration, Musique

Kill Ton Boss | HeyKey | Mai 2025

Kill Ton Boss, c’est le fantasme ultime de tous ceux qui se lèvent le matin pour enrichir des enculés de mes deux.

Ce morceau, c’est un défouloir. Une manière de gueuler quand t’en peux plus d’être écrasé par des chefs incompétents qui te prennent pour une ressource humaine jetable et qui gagnent 3 fois plus que toi (au minimum).

Dans la version originale, j’suis seul au micro. C’est sec, frontal, sans détour.
Puis vient le carnage : le remix avec mes gars Ludo/Deo aka Dillinger Est Mort et Seb aka Gondra.

Dillinger Est Mort vient tout cramer en 12 mesures qui te mettent la tête dans l’étau.

Gondra, lui, c’est le cuisto qui s’exprime avec un texte narratif glaçant. Il découpe son boss comme un gigot, avec des tips pour pas choper une indigestion. C’est cru, c’est dérangeant — et ouais, c’est ça la beauté du truc.

Pour ce remix, j’ai entièrement repensé la prod. J’ai viré le côté linéaire de l’original pour un truc plus organique, viscéral, qui te colle à la peau.
Plus qu’un beat : un stress qui monte, une colère qui explose.
C’est pas juste un morceau, c’est un coup de pression dans les règles.

Après Chers Collègues, qui tirait déjà sur les lèches-bottes, Kill Ton Boss pousse le curseur dans le rouge.
C’est pas un délire gratuit. C’est un cri. Un gros doigt levé à tous ceux qui pensent que leurs employés sont des sous-humains.

 

Le visuel

Pour Kill Ton Boss, j’ai dessiné un boss cramé, littéralement, dans les flammes. Une sale gueule, décrépie, comme on en croise trop souvent en réunion.

J’ai animé les flammes image par image, à la main, parce que quitte à cramer des heures, autant que ça serve.

Ensuite, j’ai demandé aux gens de m’envoyer la tronche de leur propre boss, pour leur offrir le même sort visuel — certains l’ont fait, d’autres préfèrent garder leur muse tyrannique bien au chaud.

J’ai aussi illustré ma propre tête, dessiné tous les visèmes un par un pour synchroniser ma bouche au son.

Tout ça pour créer une cover, une animation pour le canvas Spotify, les réseaux… bref, ce que personne ne regarde mais qu’il faut quand même faire.

J’avais une idée de clip, mais bon, faut pas rêver. On est peu nombreux à avoir envie d’allumer la mèche. Entre les amoureux des petits chefs et les flippés chroniques, y’a pas foule.

Et côté lieux de tournage, même réponse : silence radio. Merci au passage à l’armée suisse qui a préféré garder sa zone de tir “propre” sous prétexte de protéger la nature, pendant qu’ils explosent la montagne à coups de canons. Voilà. Pas de clip, mais un visuel, du feu, et un message.