Toujours Philanthrope | HeyKey | Février 2025
En 2021, je sortais Philanthropes, un hymne à mon amour pour l’espèce humaine avec mon amie Jade en featuring. Quatre ans plus tard j’en propose la suite spirituelle, celle-ci intitulée Toujours Philanthrope.
Ecrit, produit, interprété et mixé par moi-même, ce titre en trois couplets est à nouveau une expression de mon amour profond pour mon prochain.
Plus sérieusement, l’ultra-violence que j’illustre dans ce texte, tout comme dans la majeure partie de mes écrits, est une manière pour moi de dépeindre la triste et morne réalité de l’être humain qui se cache derrière de fiers détours alors qu’il est foncièrement monstrueux.
En voici un pitch
Ce morceau est une plongée sans concession dans la brutalité humaine. Il met en scène une violence crue, excessive, quasi surréaliste, non pas pour la glorifier, mais pour en révéler l’omniprésence et l’absurdité dans nos sociétés. Derrière les images chocs et le vocabulaire incisif, c’est un regard cynique posé sur un monde gangrené par l’oppression, la bêtise et l’hypocrisie.
La construction du texte oscille entre pulsion destructrice et désillusion profonde. Si la haine y semble absolue, elle est aussi une réponse à une réalité oppressante, un cri de révolte contre un système déshumanisé. On y trouve une critique des normes sociales, de la religion, de la technologie, mais aussi une douleur plus intime, issue d’une enfance marquée par un sentiment d’enfermement. L’excès de violence devient une métaphore, un langage brut pour traduire un mal-être qui dépasse les mots.
Mais au-delà de la colère, une forme de poésie se dessine. Les rimes martèlent un rythme implacable, les images s’entrechoquent, créant une esthétique du chaos. C’est un texte qui dérange, qui bouscule, qui force l’auditeur à s’interroger : jusqu’où peut aller la misanthropie avant de devenir un miroir de la société elle-même ? Si l’homme est un loup pour l’homme, alors ce morceau en est le hurlement.
La cover de l’album est un mélange de génération issue de mon IA locale (la même que celle utilisée dans le clip Stay Broken) et de travail digital à la main.
Elle met en scène une croix de saint Pierre (croix inversée), souvent utilisée comme symbole de l’antéchrist. Mais ce qui est intéressant de noter c’est que Pierre aurait demandé à être crucifié la tête en bas, ne s’estimant pas digne de finir comme Jésus. J’aime ce double sens qui exprime l’ambivalence de mon sentiment face à la spiritualité.
Le corbeau, lui, est rattaché à la mort, tantôt messager, tantôt porteur des âmes des défunts.
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